Opinion: La culture du hockey a besoin d’une confrontation

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Shannon DM Moore, Université du Manitoba

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Thérèse Anne Fowler, Université Concord d’Edmonton

Et Tim Skuce, Université de Brandon

Recherche sur les hommes Glace le hockey a constamment révélé que la culture est saturée sexisme, misogynie, homophobie Et hypermasculinité.

Au-delà de la recherche, des gens se sont manifestés dans des histoires très médiatisées parlant d’expériences de sexisme, être réduit au silence Et violences sexuelles aux mains des joueurs et des équipes de hockey.

Et ces histoires font écho à celles que nous ont racontées les joueurs de hockey de niveau élite qui ont assisté aux nôtres petite étude basée sur des entretiens en 2021 où nous avons exploré comment les participants ont résisté aux attentes d’hypermasculinité dans la culture du hockey.

En juin 2022, Hockey Canada a été appelé à prendre la parole à la Chambre des communes Comité permanent du patrimoine canadien en réponse à l’entente de l’organisation pour l’agression sexuelle présumée d’une femme par des joueurs lors d’un événement de Hockey Canada.

Au comité, le chef de la direction de Hockey Canada, Tom Renney, a déclaré l’incident présumé commis par des membres de l’équipe mondiale junior masculine des moins de 20 ans du Canada 2017-2018 a été “inacceptable et incompatible avec les valeurs et les attentes de Hockey Canada. “

Nous ne sommes pas d’accord. Tout dépend de l’image de marque : l’assaut, l’envie de le dissimuler et la tentative de la communauté au sens large de l’étiqueter comme un incident isolé. Cela fait partie de la culture du hockey.

Plutôt que de pointer du doigt, la communauté du hockey doit considérer les façons dont les hiérarchies enracinées, performance primée de la masculinité et l’application d’un “bro code” encourage ce comportement.

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La tragédie ce n’est pas seulement que c’est arrivémais aussi que le premier réflexe de Hockey Canada était de protéger son image et qu’aucun membre de l’équipe ne s’est présenté.

Un de nos participants à la recherche a parlé d’être un bon coéquipier ça veut dire se taire:

“Il y a des choses qui se passent dans les vestiaires, évidemment, il s’agit de filles, de fêtes, quoi qu’il arrive, qui s’y passent, qui restent pour la plupart là-dedans. Eh bien, dans les bonnes équipes, ça reste là. Que ce soit la personne avec qui vous sortez, si elle vous a envoyé des photos d’une fille, tout le monde les voit. Il est donc dans le vestiaire et c’est un bâtisseur d’équipe. Ce n’est pas pour embarrasser les gens devant le monde extérieur ».

Cette culture des vestiaires encourage et récompense les démonstrations particulières de masculinité. Et les acteurs qui n’adhèrent pas aux attentes organisationnelles implicites et explicites risquent d’être ostracisés.

Malgré cela, des participantes anonymes à notre étude ont volontiers reconnu le sexisme inhérent à la culture du hockey et ont raconté des histoires de femmes et de filles utilisées pour des accessoires et des « points » lors d’événements d’équipe. Un participant a partagé: “J’ai demandé à un entraîneur de tirer sur une fille de 15 ans dans le corps lors d’une soirée de recrues.”

Ce récit touche à de nombreux enjeux de la culture du hockey : la normalisation de la consommation d’alcool et de la fête pour les mineurs, l’objectivation des femmes et des fillesle manque de responsabilité sociale et la complicité des entraîneurs.

Ces histoires sont le résultat d’une culture du hockey plus large et Hockey Canada ne peut influencer le changement qu’après avoir examiné la culture sous-jacente qui normalise et récompense ce comportement.

Le PDG de Hockey Canada a déclaré que l’organisation est intéressée à s’attaquer « problèmes de comportement » en modifiant son code de conduite et en améliorant les programmes d’éducation. En tant qu’éducateurs, nous suggérons à Hockey Canada :

  1. Pensez à votre propre réponse aux allégations d’agression sexuelle. Qu’enseigne-t-on aux joueurs de hockey sur l’agression sexuelle, le consentement et la valeur humaine lorsque l’incitation est de payer, de privilégier et de protéger les joueurs ?
  2. Reconnaissez que ces problèmes sont systémiques et travaillez à changer la culture du hockey plutôt que de centrer les discussions sur des « brebis galeuses » individuelles.
  3. Intégrez des discussions et des ateliers sur les agressions sexuelles, le consentement et les relations saines à la formation de l’équipe.
  4. Faites place aux discussions sur la « marque » de la masculinité qui est attendue, promue et récompensée dans la culture du hockey. Notre recherche a clairement montré qu’il n’y avait pas eu auparavant de discussions ouvertes sur la masculinité, ce qui s’était produit conséquences sur la santé mentale et physique des participants.
  5. Questionner les pratiques institutionnelles qui récompensent spectacles particuliers de masculinité. Considérez comment les hiérarchies rigides dans la culture du hockey contribuent à une culture du silence.
  6. Allez au-delà du superficiel. Plutôt qu’une utilisation en entreprise campagnes à renommer le hockeys’engager de manière significative dans la critique.

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Ceux qui lancent des critiques de la culture du hockey se heurtent souvent à des reproches émotionnels et passionnés selon lesquels “le jeu est en train de changer”. Et les épisodes de comportements répréhensibles sont régulièrement rejetés car elle implique un petit nombre d’acteurs et n’est pas révélatrice d’un problème systémique profondément enraciné.

Nous croyons qu’il est essentiel de continuellement remettre en question et remettre en question la façon dont le genre est compris, construit et interprété par tous ceux qui sont impliqués dans le hockey pour vraiment changer la culture.

La conversation

Shannon DM MooreProfesseure adjointe d’éducation en études sociales, Département d’enseignement et d’apprentissage curriculaires, Faculté d’éducation, Université du Manitoba; Thérèse Anne Fowlerprofesseur adjoint, éducation, Université Concord d’EdmontonEt Tim Skuceprofesseur agrégé, curriculum et pédagogie, Université de Brandon

Cet article a été republié par La conversation avec licence Creative Commons.

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